Prendre un chemin...

Prendre un chemin...

dimanche 7 octobre 2007

Des photos




Arrivée à la borne zéro au Cap Finisterre le 14 juin 2007























Remise des diplômes : la compostella à Santiago et le diplôme attestant de la fin du camino(chemin) à Finisterre . Le Crédencial (carnet du pélerin) avec tous les tampons attestant des étapes et des km parcourus permet d'obtenir ces diplômes.

mercredi 11 juillet 2007

Début du chemin





Le dimanche 15 avril 2007, à la sortie de la cathédrale, nous prenons le chemin,
























Une première pause où café, thé nous sont offerts...

















A Aumont Aubrac, Vincent nous accueille à la Ferme du Barry et nous fait déguster la spécialité : l' Aligot. Et ça file !!!
C'est délicieusement bon.
Nous sommes prêts à découvrir l' Aubrac....

Le début de l'histoire!! un vendredi 13




Le vendredi 13 avril 2007 départ de Dunkerque pour Paris puis le Puy En Velay


Petite pause en attendant le train






Arrivée au Puy en Velay
Samedi 14 : visite de cette charmante ville.












C'est ici que tout commence !!!!


lundi 25 juin 2007

La signalisation sur le camino frances

Sur le chemin, la signalisation est omniprésente. Impossible de se tromper de route!!
Il y les bornes... avec la coquille,
il y a les flèches jaunes de toute taille et toute nature.
Le plus souvent les flèches sont peintes sur de grosses pierres ou sur les maisons, sur la route, sur les arbres et j'ai même vu sur l'arrière d'une pierre tombale.
Voici un petit échantillon. Vous voyez qu'il y a de la diversité.







samedi 16 juin 2007

Fin du camino

L ' épopée ce fut
60 jours de marche
1631 km
Une moyenne de 27 km par jour
L' étape la plus petite : 9km à Conques
L' étape la plus importante : 38 km
La plus longue journée de marche, départ à 6 heures du matin après une nuit à la belle étoile et l'arrivée à 18 heures.
Le plus beau réveil, au gîte de Ruitelan avec l' Ave Maria de Gounod
La nuit la plus terrible pour moi, celle de la gastro...
La nuit la plus originale.. une "première" pour moi...la nuit à la belle étoile
Le plus... à suivre..
Un départ au Puy en Velay, une étape émouvante à Santiago, une arrivée au Cap Fisterra face à l' océan; le chemin fut un vrai bonheur même s'il y a eu des moments de fatigue.
J'ai reçu un deuxième diplome pour la fin du camino à Fisterra.

Nous avons terminé l' étape de Fisterra sous la pluie pendant 10km,et nous avons découvert une mer agitée. Nous étions battus par le vent et la pluie , nous avons découvert les rivages côtiers agressées par les vagues mais c'est ainsi que l'océan est vivant...Le chemin arrive à Fisterra par une magnifique plage de sable fin. De temps en temps nous levions notre capuche pour l' admirer mais ce n'était pas le jour pour se baigner. Personnellement, j'étais déjà bien mouillée de la tête aux pieds.
C'est pourquoi, nous avons terminé l 'étape à la petite ville de Fisterra le mercredi 13 juin. Nous avons entrepris la montée du cap ( 2.5km) le lendemain matin sous un soleil intermitant, bien que les nuages étaient présents.Ce fut le dernier court trajet pour arriver à cette pointe où il y a un phare. La tradition veut que le pélerin brûle ses vêtements usées ou troués ... d'autres disent qu'on jette son baton dans l'océan.
Je n'ai vu aucun pélerin y jeter son bourdon car en général ils sont sculptés et décorés, par contre certains ont brûlé leurs chaussures ou chaussettes...
Sur ce dernier cheminement, il était émouvant de rencontrer à nouveau les pélerins rencontrées auparavent , de les féliciter et de se dire ... au revoir....ou adios...
Les uns retournent au Canada, Daniel le suisse retourne à pied par la voie du Nord jusque Biarritz, un autre qui est parti depuis Finistère en Bretagne depuis Septembre dernier, continue par le Portugal pour atteindre Gibraltar, avant de s'installer dans les Pyrennées avec sa compagne, pour d'autres projets... et d'autres retournent dans le Nord.
De Fisterra à Santiago, retour en car : 2h30
Apres une dernière nuit à Santiago, et rencontres de pélerins perdus de vue depuis la France...nous apprenons les abandons pour diverses raisons et la persévérance des autres. Certains expriment leur vague à l' âme.. d'autres ont de nouveaux projets et d'autres encore se demandent comment ils vont vivre apres cela.
Vendredi matin départ de Santiago en train jusque Hendaye : 11h30
puis vendredi soir à 22h30 départ en train de nuit pour Paris.
Sommes arrivés à Paris à 7heures samedi matin.
Soit 26 heures de train.Voyez-vous,le retour n'est pas trop brutal....

Je mettrais des photos du chemin prochainement sur le blog, dès que mon aide technique sera là.

La galice décrite par Marie Albine (étapes avant Santiago)

Petit resume des étapes avant Santiago ecrit par Marie Albine qui nous accompagne : nous avons donc traverse la Galice, region encore bien differente des precedentes. Ce serait un peu de notre Bretagne interieure, mais en plus accidentee. En effet, nous savions que nous devions traverser la chaine cantabrique pour arriver a O Cebreiro, porte de la Galice et lieu particulier pour le pelerin de Compostelle. Mais, depuis 6 jours, nous descendons et montons des cotes assez raides meme si le paysage de montagne s est transforme en collines douces et mamelons arrondis. Le plus souvent nous etions dans des bois de chenes, de chataigners, mais aussi depuis 3 jours dans des forets d eucalyptus qui embaumaient l atmosphere. Les fougeres et les digitales etaient partout presentes et dans les villages, les roses a profusion etaient magnifiques. Et toujours une petite chapelle, un vieux pont, un horreo (sorte de construction pour stocker le grain) un corredoira (grosses dalles amenagees pour passer un gue) ou un oiseau pour ralentir notre marche.
Meme si avant hier nous avons eu une averse d orage, pendant que nous buvions un coup dans un des nombreux bars du chemin ( encore une cause de ralentissement), le beau temps s est encore maintenu jusqu a ce jour malgre les previsions pessimistes de la meteo espagnole.
Hier et encore aujourd hui, nous avons rencontre davantage de pelerins, (a se demander d ou ils sortaient?) que nous depassions et qui nous depassaient a leur tour lorsque nous faisions une pause. Et il me semble que depuis quelques jours les pauses s etaient allongees ... si bien que nous arrivions plus tard aux etapes et que jean Pierre "s inquietait" et s informait de notre progression un peu plus souvent. Par exemple, avant hier, nous avons demarre a 6 heures du matin et ne sommes parvenus a destination, au bout de 36 kms, qu a 18 heures! Le soir, et particulierement ce 8 juin, la fatigue se faisait sentir (je parle pour moi) mais le lendemain matin, la forme etait revenue et nous avalions notre lot de kms quotidiens. C est donc avec optimisme que nous pouvons envisager les 100 kms restants pour voir l ocean et s y jeter si le temps le permet.
Aujourd hui, nous avons pense aux nombreux pelerins avec lesquels nous avions sympathise et qui n etaient pas avec nous devant la cathedrale. Certains etaient pourtant presents et tous contents d etre arrives au "port".
Hasta luego! les PVES super diplomes et fiers de l etre.

lundi 11 juin 2007

Arrivée à Santiago

Je suis arrivée à Santiago le dimanche 10 juin, dans la matinée apres 57 jours de marche et 1539 km dans la matinée apres une petite marche de 10 km qui s'est effectuée d'un pas rapide... qui s'explique par l'envie d'arriver, peut- être.
Lorsque nous abordions le début de la ville, des pétards fusaient dans le ciel au lointain...( pas d'explications à donner) mais ce fut l 'attraction.
La traversée de la ville par de petites ruelles étroites ne laissaient pas entrevoir au loin cette grande place. C'est en sortant d'une petite ruelle en descente que nous découvrons l'immense place et la cathédrale. Moment emouvant, tres emouvant pour certains. Jean Pierre nous attendait et nous étions donc réunis pour photos et etonnement des touristes devant les pélerins.
Sur cete place, le pélerin oublie sa fatigue,et se dit " je suis arrivé".
Je suis contente d être arriver à ce terme, j'ai donc reçu le diplome " la compostella" sur laquelle notre nom est écrit en latin, ce qui donne "Claudillam" pour Claudine.
Santiago est une importante étape, c'est l'arrivée (même si ce n'est pas la fin) et je voudrais remercié tous ceux et celles qui m'ont suivie et soutenue dans cette démarche.J'ai apprécié les encouragements qui ont contribué à cette réussite. Merci à tous!!!
A midi, nous avons assisté à la messe des pélerins afin de vivre le moment émouvant de l'encensoir qui se balance dans la cathédrale. Mais le botufumeiro a eu un problème technique de sécurité et nous n'avons pas eu ce moment privégié.
L' apres midi nous avons flané en ville.Instant de repos , avant de reprendre la route pendant 3 jours pour Fisterra et le Cap, pour voir l'océan , pour aller au bout su monde!!!