Prendre un chemin...

Prendre un chemin...

lundi 25 juin 2007

La signalisation sur le camino frances

Sur le chemin, la signalisation est omniprésente. Impossible de se tromper de route!!
Il y les bornes... avec la coquille,
il y a les flèches jaunes de toute taille et toute nature.
Le plus souvent les flèches sont peintes sur de grosses pierres ou sur les maisons, sur la route, sur les arbres et j'ai même vu sur l'arrière d'une pierre tombale.
Voici un petit échantillon. Vous voyez qu'il y a de la diversité.







samedi 16 juin 2007

Fin du camino

L ' épopée ce fut
60 jours de marche
1631 km
Une moyenne de 27 km par jour
L' étape la plus petite : 9km à Conques
L' étape la plus importante : 38 km
La plus longue journée de marche, départ à 6 heures du matin après une nuit à la belle étoile et l'arrivée à 18 heures.
Le plus beau réveil, au gîte de Ruitelan avec l' Ave Maria de Gounod
La nuit la plus terrible pour moi, celle de la gastro...
La nuit la plus originale.. une "première" pour moi...la nuit à la belle étoile
Le plus... à suivre..
Un départ au Puy en Velay, une étape émouvante à Santiago, une arrivée au Cap Fisterra face à l' océan; le chemin fut un vrai bonheur même s'il y a eu des moments de fatigue.
J'ai reçu un deuxième diplome pour la fin du camino à Fisterra.

Nous avons terminé l' étape de Fisterra sous la pluie pendant 10km,et nous avons découvert une mer agitée. Nous étions battus par le vent et la pluie , nous avons découvert les rivages côtiers agressées par les vagues mais c'est ainsi que l'océan est vivant...Le chemin arrive à Fisterra par une magnifique plage de sable fin. De temps en temps nous levions notre capuche pour l' admirer mais ce n'était pas le jour pour se baigner. Personnellement, j'étais déjà bien mouillée de la tête aux pieds.
C'est pourquoi, nous avons terminé l 'étape à la petite ville de Fisterra le mercredi 13 juin. Nous avons entrepris la montée du cap ( 2.5km) le lendemain matin sous un soleil intermitant, bien que les nuages étaient présents.Ce fut le dernier court trajet pour arriver à cette pointe où il y a un phare. La tradition veut que le pélerin brûle ses vêtements usées ou troués ... d'autres disent qu'on jette son baton dans l'océan.
Je n'ai vu aucun pélerin y jeter son bourdon car en général ils sont sculptés et décorés, par contre certains ont brûlé leurs chaussures ou chaussettes...
Sur ce dernier cheminement, il était émouvant de rencontrer à nouveau les pélerins rencontrées auparavent , de les féliciter et de se dire ... au revoir....ou adios...
Les uns retournent au Canada, Daniel le suisse retourne à pied par la voie du Nord jusque Biarritz, un autre qui est parti depuis Finistère en Bretagne depuis Septembre dernier, continue par le Portugal pour atteindre Gibraltar, avant de s'installer dans les Pyrennées avec sa compagne, pour d'autres projets... et d'autres retournent dans le Nord.
De Fisterra à Santiago, retour en car : 2h30
Apres une dernière nuit à Santiago, et rencontres de pélerins perdus de vue depuis la France...nous apprenons les abandons pour diverses raisons et la persévérance des autres. Certains expriment leur vague à l' âme.. d'autres ont de nouveaux projets et d'autres encore se demandent comment ils vont vivre apres cela.
Vendredi matin départ de Santiago en train jusque Hendaye : 11h30
puis vendredi soir à 22h30 départ en train de nuit pour Paris.
Sommes arrivés à Paris à 7heures samedi matin.
Soit 26 heures de train.Voyez-vous,le retour n'est pas trop brutal....

Je mettrais des photos du chemin prochainement sur le blog, dès que mon aide technique sera là.

La galice décrite par Marie Albine (étapes avant Santiago)

Petit resume des étapes avant Santiago ecrit par Marie Albine qui nous accompagne : nous avons donc traverse la Galice, region encore bien differente des precedentes. Ce serait un peu de notre Bretagne interieure, mais en plus accidentee. En effet, nous savions que nous devions traverser la chaine cantabrique pour arriver a O Cebreiro, porte de la Galice et lieu particulier pour le pelerin de Compostelle. Mais, depuis 6 jours, nous descendons et montons des cotes assez raides meme si le paysage de montagne s est transforme en collines douces et mamelons arrondis. Le plus souvent nous etions dans des bois de chenes, de chataigners, mais aussi depuis 3 jours dans des forets d eucalyptus qui embaumaient l atmosphere. Les fougeres et les digitales etaient partout presentes et dans les villages, les roses a profusion etaient magnifiques. Et toujours une petite chapelle, un vieux pont, un horreo (sorte de construction pour stocker le grain) un corredoira (grosses dalles amenagees pour passer un gue) ou un oiseau pour ralentir notre marche.
Meme si avant hier nous avons eu une averse d orage, pendant que nous buvions un coup dans un des nombreux bars du chemin ( encore une cause de ralentissement), le beau temps s est encore maintenu jusqu a ce jour malgre les previsions pessimistes de la meteo espagnole.
Hier et encore aujourd hui, nous avons rencontre davantage de pelerins, (a se demander d ou ils sortaient?) que nous depassions et qui nous depassaient a leur tour lorsque nous faisions une pause. Et il me semble que depuis quelques jours les pauses s etaient allongees ... si bien que nous arrivions plus tard aux etapes et que jean Pierre "s inquietait" et s informait de notre progression un peu plus souvent. Par exemple, avant hier, nous avons demarre a 6 heures du matin et ne sommes parvenus a destination, au bout de 36 kms, qu a 18 heures! Le soir, et particulierement ce 8 juin, la fatigue se faisait sentir (je parle pour moi) mais le lendemain matin, la forme etait revenue et nous avalions notre lot de kms quotidiens. C est donc avec optimisme que nous pouvons envisager les 100 kms restants pour voir l ocean et s y jeter si le temps le permet.
Aujourd hui, nous avons pense aux nombreux pelerins avec lesquels nous avions sympathise et qui n etaient pas avec nous devant la cathedrale. Certains etaient pourtant presents et tous contents d etre arrives au "port".
Hasta luego! les PVES super diplomes et fiers de l etre.

lundi 11 juin 2007

Arrivée à Santiago

Je suis arrivée à Santiago le dimanche 10 juin, dans la matinée apres 57 jours de marche et 1539 km dans la matinée apres une petite marche de 10 km qui s'est effectuée d'un pas rapide... qui s'explique par l'envie d'arriver, peut- être.
Lorsque nous abordions le début de la ville, des pétards fusaient dans le ciel au lointain...( pas d'explications à donner) mais ce fut l 'attraction.
La traversée de la ville par de petites ruelles étroites ne laissaient pas entrevoir au loin cette grande place. C'est en sortant d'une petite ruelle en descente que nous découvrons l'immense place et la cathédrale. Moment emouvant, tres emouvant pour certains. Jean Pierre nous attendait et nous étions donc réunis pour photos et etonnement des touristes devant les pélerins.
Sur cete place, le pélerin oublie sa fatigue,et se dit " je suis arrivé".
Je suis contente d être arriver à ce terme, j'ai donc reçu le diplome " la compostella" sur laquelle notre nom est écrit en latin, ce qui donne "Claudillam" pour Claudine.
Santiago est une importante étape, c'est l'arrivée (même si ce n'est pas la fin) et je voudrais remercié tous ceux et celles qui m'ont suivie et soutenue dans cette démarche.J'ai apprécié les encouragements qui ont contribué à cette réussite. Merci à tous!!!
A midi, nous avons assisté à la messe des pélerins afin de vivre le moment émouvant de l'encensoir qui se balance dans la cathédrale. Mais le botufumeiro a eu un problème technique de sécurité et nous n'avons pas eu ce moment privégié.
L' apres midi nous avons flané en ville.Instant de repos , avant de reprendre la route pendant 3 jours pour Fisterra et le Cap, pour voir l'océan , pour aller au bout su monde!!!

samedi 9 juin 2007

Ces derniers jours nous avons fait des etapes plus longues de 32 , 38, 25 et 34 km Il nous faut acancer..
Quelques bons momemts :
= A l albergue de Ruitelan, reveil en musique a 6 heures du matin avec l Ave Maria de Gounod. Ce fut un grand moment d emotion pour commencer une nouvelle journee de marche
= Une nuit a la belle etoile, faute de place en albergue... mais momemt un peu voulue car le temps et l endroit etaient tentant pour vivre cette aventure. Nouvelle experience pour moi...il n est jamais trop tard...pour en vivre et heureusement
= Apres une nuit au grand air, depart de la marche a 6 heures et arrivee un peu avant 18 heures, presque 11 heures sur le cheñin... c est vous dire qu on l...aime.

On traine, on flane, on avance, on chante aussi pas mal, on parle, on fait des rencontres, on s arrete au bar de plus en plus souvent et c est bien...

Aujourd hui il y a enormement de monde sur le chemin, pelerins et cyclistes ...
Deux soirs precedents, a l arrivee, les auberges etaient completes, faut dire qu on arrive de plus en plus tard... mais on nous a propose un hebergememt en casa rural, chez l habitant, ce qui est tres bien aussi.

Ce soir c est l hotel... sinon c etait encore plus de 30 km pour arriver a 5 km de Santiago au refuge de 800 places pour pelerins. Nous avons ecourte l etape, deñain il nous restera 12 km et l arrivee...
Mais je continue encore jusque Cap Finister voir l ocean... c est le bonus du cheñin, mon petit dessert...le plus.. pour la satisfaction ... de la marche.

j - 1 avant Santiago

9 juin 1529 km et 56 jours de marche

Je suis a 12 km de Santiago¡¡¡¡¡
Le compte a rebours a commence a O Cebreiro, village typique,qui marque l entre en Galice.
Depuis les bornes jacquaires se situent tous les 500 m le long du chemin et donc le compte a rebours est facile....
La premiere etait a ce village a 152 km de Santiago et ce soir nous venons de passer la borne 12 km a Lavacolla
Demain dimanche, nous parcourerons les derniers km qui nous meneront a Santiago de Compostelle, j en fremis....
A 12 nous serons a la cathedrale pour la messes des pelerins et vivront un grand d emotion, je crois...
Je crois que demain la marche sera plus lente pour profiter un maximum des momemts sur le chemin.
Depuis le 5 juin nous parcourons la Galice tres belle region qui a des similitudes avec la Bretagne : la brume matinale qui donne une atmosphere particuliere, les calvaires de pierre, les maisons... nous traversons des forets de pins, de chenes et d eucalyptus gigantesaue d une hauteur indefinie... Les couleurs les odeurs donnent rendent ce chemin des plus agreables encore et toujours...d autant que le beau temps est avec nous.

dimanche 3 juin 2007

Nous sommes a la 50 eme etape aujourd hui que nous allons fete ce soir en meme temps que la fete des meres.
Le nombre de km parcourus est en effet impressionnant mais je constate que marcher peu a peu chaque jour fait avancer d un grand pas...
Le soleil est revenu depuis quelques jours et nous en sommes ravis.
Nous voyons un paysage de montagne , les chemins bordes de fleurs. Tout est parfaitement colore de jaune, de bleu de rose autour de nous.
Nous voyons donc les montagnes devant nous que nous monterons bientot.
Sur le chemin c est le compte a rebours qui commence. Les panneaux indiquent les km restants, nous sommes aujourdhui a 195 km de Santiago.
Nous voyons le but mais en meme temps on a envie de ralentir car on se se sent bien sur ce chemin il est fait de nombreuses surprises.
Hier nous sommes passes a la croix de fer, la ou l on depose une pierre ramenee de son pays ou de son village... on peut aussi y deposer un objet...
j ai cherche le caillou d antoine depose l y a deux ans....le tas est grand et bien pietine autour de cette croix.
Nous avons traverse de nombreux villages relativement tristes, peu entretenus et heureusement animes par les pelerins qui passent et s arretent au bar. En effet il y a toujours un ou 2 bars ouverts. On s y arrete regulierement boire un cafe, prendre le petit dejeuner, l ambiance est agreable et on y remcontre que des pelerins, des marcheurs.
Tout va bien je poursuis chaque mon chemin et l arrivee approche.