Le chemin est un chemin de rencontre.
Certains pélerins sont partis en même temps que nous du Puy, d'autres sont partis plus tôt et on les rattrape, d'autres encore commencent le chemin aux étapes où l'on se pose... et forcément on croise les uns et les autres sur le même chemin.
Avec certains on échange quelques mots en faisant quelques pas, puis avec d'autres, on converse un peu plus longtemps, parfois on se retrouve dans les mêmes gïtes et on partage le repas.
On commence donc à connaître de plus en plus de monde. Aux étapes, on fait le tour de la place du village ou des terrasses et on connaît la plupart des personnes car ce sont tous des marcheurs.
Parmi ces rencontres, il ya eu Kairo, une japonnaise qui a partagé notre chambre au Puy la première nuit, qui ne savait pas un mot de français, un peu d'anglais et ne connaissait pas les marques du GR..
Puis un couple d'allemand, Petra et Eberard avec qui on a partagé une soirée au coin d'une immense cheminée au Domaine du Sauvage; une suissesse Claudia qui était plutôt solitaire mais bien sympathique, une autre suisse Monique que l'on a motivée pour aller au dela de son étape prévue et qui nous a remercié et puis de nombreux québécois.
Nous avons vu régulièrement ces randonneurs, pélerins ou marcheurs..
Puis on les a perdu de vue car certains avancent plus vite, d'autres moins vite ou font des variantes... vers Rocamadour ou ST Cirp lapopie...d'autres sont malades ou prennent du repos
En ce moment nopus voyons Willy un belge de Liège qui a déjà fait plusieurs fois le chemin par d'autres voies, puis un jeune Suisse qui marche tres vite, un couple de Nantes, un couple d'allemand...
Et voici une anecdote que j'aurais pu vous raconter mais comme c'est déjà écrit par Marie Albine qui nous accompagne, je vous joint son texte...
A présent, une histoire qui vous donnera une idée de ce qui se passe sur le chemin. Présentons d'abord les personnages : nous avons rencontré pendant plusieurs jours 3 mémères, c'est-à-dire des dames de mon âge, qui marchaient tranquillement sur le GR; nous voyons régulièrement un autre pélerin, Willy le liégeois, toujours parti de bon matin et toujours arrivé le premier aux étapes. Hier Willy nous dit alors qu'il fait quelques pas avec nous :" Imaginez ma surprise tout à l'heure quand j'ai vu l'une de ces dames (il parlait évidemment des mémères) faire pipi au beau milieu du sentier! Quand je me suis approché, la dame, sans doute confuse, s'est excusée et a rajouté que c'était à cause de la fouine. Je n'y ai rien compris." Nous avions l'explication que nous nous sommes empressés de rapporter :"Cette dame a été mordue à la cuisse par une fouine qui s'est même emparée d'un bâton." Que faisait-elle quand la fouine l'a attaquée? Elle ne l'a pas précisé. N'empêche que depuis ce déplorable incident, elle se méfie!
Les autres conversations que nous avons avec les pélerins n'ont heureusement pas cette gravité! Nous parlons montagne avec les Varois qui sont souvent du côté de Monestier, nous évoquons le Québec avec Nicole, la Québécoise, si calme, si sereine, amoureuse de la France qu'elle découvre et avec le couple de Nantais, les échanges sont plus anecdotiques.
Nous avons perdu les Bourguignons, d'autres québécois, la Japonaise. Nous avons salué les Niçois qui se sont arrêtés, mais nous faisons chaque jour la connaissance d'autres pélerins. C'est la magie de ce chemin : tout le monde s'y côtoie et s'y reconnaît.
MA la PVES encore en chemin.
Prendre un chemin...
dimanche 6 mai 2007
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2 commentaires:
La richesse est dans la diversité. Par tes rencontres tu fais le tour du monde. Ton voyage initiatique commence à faire son effet.
Merci pour tes nouvelles :
C'est toujours avec intérêt que je me connecte sur ton blog.C'est bien ça la richesse del'humanité, entrer en relation les uns avec les autres.Bone continuation.BD
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